Remember this painter

Publié le par Miriam Fogoum



Le 19 février dernier, le peintre Goddy Leye tirait sa révérence. Décédé de suite d'une courte maladie à Douala il n'aura jamais vu sa prestigieuse exposition de Karachi au Pakistan et laisse également des vestiges dans divers domaines. Quelques morceaux choisis de la vie de cet homme de culture

 

DSC02218 (2)

Toujours invité dans l'un des quatre coins du monde pour présenter ses travaux

Aujourd'hui encore, les membres de son collectif Art Bakery, multiplient le actions en son nom. le 24 février dernier,la salle d'exposition Doual'art lui rendait encore hommage, avec une exposition grandeur  nature de ses oeuvres. D'ailleurs, beaucoup écrasent encore une larme au souvenir de ces cinq jours de paludisme et ce soupçon de fièvre typhoïde, qui ont eu eu raison de celui qui était un titan des arts plastiques.

Un homme souriant, aux plaisanteries aisées et aux allures posées, que nous avons croisé il y a quelques années au Centre culturel français François Villon de Yaoundé. Vêtu d’une jacket à la photographe, il assistait son confrère Jean-Jacques Kanté dans une exposition interactive. Il nous avait longuement parlé de son atelier Art Bakery (en anglais «boulangerie des arts»), situé à Bonendalè, Douala. Et parce qu’il  aimait travailler avec les médias, il a été pour nous, à travers de nombreux mails, le relais des exploits et des succès de certains artistes peintres camerounais à travers la planète.

Ce temple de l’art créé en 2003 sur l’initiative du défunt, a permis à beaucoup d’artistes d’étancher leur soif d’idées novatrices. Dans un entretien avec Africultures, il confiait : «Art Bakery voit le jour avec pour ambition de contribuer à l’amélioration du confort intellectuel et esthétique des artistes, en suscitant une relation constante d’échanges entre le public et les professionnels.» C’était cela Goddy, ouvert et explorateur, très fortement marqué par l'histoire et le respect de la mémoire. Son travail s’est essentiellement fondé sur ce qui s'apparente aux récits, aux mythes et mythologies. Sa technique lui permettait de superposer des éléments de couleurs différentes afin de créer des perspectives.  

Le peintre engagé avait entrepris la revendication d’une africanité en fondant son collectif Prim’art. Goddy Leye aimait à se présenter comme un élève de Pascal Kenfack. Sous son magistère, il apprend les rudiments du métier qu’il transmet à son tour aux cadets. Il avait pour habitude de dire que l’un des principes qui commande le travail dans son antre de Bonandalè, «ce n’est pas la logique mais cette base qui donne la possibilité de mieux forger des projets, en groupe ou individuel.»

 (A suivre)

 

                                                                                                                      Texte : Miriam Fogoum

Photo : DR

 


Commenter cet article