Par Ici le Réseau

Publié le par Miriam Fogoum

Yannick Tankeu, c’est un nom qui gagne en notoriété dans la ville de Douala. Il est l’initiateur des soirées  Réseautage et Apéro foot très prisées par les jeunes cadres et chefs d’entreprises de la cité économique. Focus sur développeur de concepts qui n’a pas fini de faire parler de lui.

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Ne nous focalisons pas sur sa vie personnelle, d’ailleurs il n’en a pas;  ou… presque. C’est un  jardin qu’il garde assez secret puisque le reste de sa vie est plutôt connu « bien sûr en tant que entrepreneur !» souligne-t-il.  Ce courtois garçon aux allures de « dandy » associe à la perfection sa réputation de tombeur à celle de bourreau de travail. Très souvent tiré à quatre épingles, parfum dernier cri, et aftershave au point, Yannick Tankeu a « beaucoup d’assurance » comme le disent ses proches. 

A tout juste 33 ans, il est le créateur des  « Soirées Réseautages » ;  un concept novateur qui fait le « buzz » dans la ville de Douala depuis trois ans déjà: «Au début cette plate forme n’a pas vraiment décollé on avait à peine une quarantaine de personnes. Le principe c’est de regrouper les  jeunes cadres et entrepreneurs pour tisser des liens professionnels. Mettre en réseau des entreprises qui présentent leurs produits et ventent leur image. C’est une façon de fédérer l’intelligence et les talents du Cameroun de demain ». Et ça marche !

 A ce jour, ces soirées reçoivent plus d’une centaine de cadres et chefs d’entreprises,  et connaissent également l’appui de quelques grandes sociétés dont Camtel, Guinness, DHL, SGBC, et les Brasseries du Cameroun  «qui se sont d’ailleurs associées à moi pour lancer les soirées Apéro foot » ; un autre événement très courtisé par les fans de football, qui a vu passer des stars tels Philippe Doucet de la chaîne   Canal +, Jérémy Sorel Njitap, Joseph Antoine Bell ou encore Eugène Ekéké.

Le groupe Inter-Progress organisateur de la foire Promote n’en a pas fini de lui faire les yeux doux, et trouve en lui un partenaire de choix. Son  président et ses paires l’intègrent alors dans le cadre de la troisieme édition du salon de l’entreprise: «Mon équipe et moi avons le privilège d’être les partenaires de Promote à toutes les éditions».

Le jeune directeur de l’agence Mountain Communication fait de Yaoundé une ville cible pour étaler ses tentacules ; et en 2012, les murs de l’hôtel Djeuga Palace  abriteront les soirées réseautage made in Tankeu : « mon objectif c’est de pouvoir l’étaler au-delà de nos frontières surtout à l’échelle continentale ».


A pas de loup

Ce digne fils du Ndé biberonné à la ferraille,  s’est donné pour cheval de bataille de développer son pays et son continent : « C’est l’une des raisons qui m’a poussé à rentrer définitivement au Cameroun. Car c’est à nous de donner une impulsion à notre continent » soutient-il fortement. Enfant, il se voyait déjà investit au Palais de l’unité,  dévoile t-il tout sourire. Pas étonnant qu’il soit son propre  chef : «Disons que je me suis toujours vu leader dans le domaine que j’aurai choisi que ce soit avocat, médecin… ».

Il ne sera ni médecin, ni avocat, mais chute dans l’économie/relations internationales. Tour à tour, il côtoie  l’université de Sherbrooke au Canada, et les Hautes études Commerciales (HEC) de Montreal. Son   franc-parler tonique, ses talents de créateur, ainsi que son goût pointu pour l’organisation des soirées dans ses établissements,  incitent ses amis et professeurs à l’orienter vers le marketing : «J’obtiens alors un Bachelor en marketing après celui obtenu en économie/relations extérieures.»

Il se forge en tant que Commercial à DTY Marketing,  puis gagne en galons chez Quatrix international spécialisé dans les gadgets publicitaires au Canada en arborant la casquette de directeur marketing. Mais Yannick Tankeu est très vite happé par le virus de l’entreprenariat. Sa fibre patriotique et quelques économies en poche, il se lance avec beaucoup d’ardeur, de passion et d’intégrité dans l’événementiel au Cameroun : «J’ai des concepts qui n’ont pas mordu tel « Cameroon Shopping » que j’ai lancé quand je suis arrivé. C’était porté sur la vente et achat en ligne. J’ai dès lors compris qu’il faut bien étudier les concepts occidentaux avant de les expérimenter au Cameroun. Sinon ca ne marche pas, j’y avais investi pas mal d’argent.»

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En personne avisée, il semble flairer tout ce qui mord, et vient de mettre sur pied un nouveau projet : « Avec « Samedi juste pour lap »,  Nous voulons permettre aux actifs de Douala de se détendre avec des artistes humoristes. Car j’ai constaté que nous n’avons plus que les cabarets et les boîtes de nuit qui sont l’attraction favorite».  

Il ne fait pas dans le genre accompli, mais c’est un concepteur et un développeur d’idées novatrices. Ses projets tous aussi ambitieux les uns des autres semblent irréalisables, mais le jeune homme espère effectuer un sans-faute, en apportant sa pierre à l’édifice, en créant des emplois… bref en révolutionnant le Cameroun par une philosophie «révolutionnaire!» Un rêve de pom-pom girl pour certains, mais que lui est déjà entrain de réaliser lentement,  mais surement.

Miriam Fogoum

Photos: Jean Yves Mbambath

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